Zoya Arrignon : une passion et un réseau

Zoya Ryleeva Arrignon

C’est à Yaroslavl, une ancienne cité princière russe située au confluent de la Volga et de la Kotorosl, à quelque 250 km au nord-est de Moscou, que nait Zoya Arrignon. C’est là aussi qu’elle apprend le français et baigne dès la maternelle dans la culture hexagonale. En 1990, elle décroche une maîtrise de la langue française à l’institut pédagogique Uchinsky et rejoint son mari à Paris. 7 ans plus tard, elle obtient un DEA en commerce international à l’IAE de Poitiers.
Interprète judiciaire auprès des tribunaux de France, Zoya est avant tout une passionnée de culture et de bénévolat.

Après Paris et Bologne sur Mer, le couple Arrignon installe ses quartiers en 2000 à Arras. Zoya s’y sent bien accueillie et intégrée grâce aux connaissances de son mari, professeur français des universités et spécialiste de la Russie.
Et ça se voit. Zoya donne l’image d’une femme épanouie qui respire sérénité et détermination. Sa botte secrète : beaucoup de passion et surtout un carnet d’adresse bien étoffé : « tout ce que j’entreprends ici en termes d’activités passe par le biais de mon réseau et celui de mon mari. Je pense que c’est plus fructueux de solliciter ses connaissances que de démarcher des inconnus». Très juste !
Zoya Arrignon s’appuie sur ses relations pour organiser des événements ou encore sponsoriser des actions humanitaires.
La jeune quadragénaire est présidente de la délégation de fédération de Russie pour la renaissance française. Cette ONG vise la promotion de la culture, de la langue et du savoir-faire français en Russie. A ce titre, elle a un agenda bien rempli.
Dans quelques jours, elle organise la semaine du Nord-Pas-de-Calais dans sa ville natale. Au menu : présentation culturelle de la région, de ses artistes peintres, exposition photo « le Nord-Pas-de-Calais vu du ciel » de Philippe Gauthier et des rencontres économiques. « L’objectif est de faire connaitre le Nord-Pas-de-Calais en dehors des clichés des Ch’tis et les moules frites », explique Zoya. Celle-ci se déplace régulièrement au Conseil de la région pour préparer un accord de partenariat avec Yaroslavl, qui sera entériné dans le cadre de cette manifestation.
Plus encore, Zoya est membre d’Inner Wheel club, une association féminine œuvrant dans le caritatif : « le bénévolat me passionne. Ça me fait plaisir de rendre service aux gens », explique la maman de Xenia.

Découverte du monde
Et ce n’est pas tout. Zoya est également une passionnée de voyages. Et là encore sa passion ne s’arrête pas à des petites virées en famille. Elle en fait presque un métier en organisant des séjours touristiques pour son réseau d’amis. Ce sont des séjours culturels de très haute gamme qui réunissent une quinzaine de personnes quoique ça lui soit arrivé de drainer 40 participants. C’est ainsi que les Arrignon ont concocté un premier voyage en Russie. L’occasion pour faire découvrir à leurs amis les fameuses nuits blanches de Saint-Pétersbourg. Ils ont aussi organisé une excursion en Turquie et en Iran sur les pas d’Alexandre le Grand. L’année prochaine ce sera au tour de l’Inde d’accueillir notre voyagiste.
Grâce à ses activités et au travail de son mari, Zoya vit entre la France et la Russie. En France, elle est comme un poisson dans l’eau : « Je vis comme les Français. Je mange français et lis dans la langue de Molière. Je suis fière d’être russe mais ici je vis à la française. Mes compatriotes me le reprochent souvent». A Rome, il faut vivre comme les Romains, dit le vieux dicton…


Le petit questionnaire

Si vous étiez un animal, lequel seriez-vous ?
Une grenouille. J’aime bien cette créature… Elle se promène partout et elle est aussi bien à l’aise sur terre que dans l’eau. D’ailleurs, j’en ai une collection.

Une image que vous gardez de votre installation dans le Nord ?
Les voisins qui sont venus se présenter le jour de notre déménagement. Je ne sais pas si c’est une caractéristique des gens du Nord… En tout cas, nous avons beaucoup apprécié ce geste.

Trois valeurs qui vous construisent?
D’abord la reconnaissance. J’aime bien quand les gens savent dire merci. Ensuite, la fidélité et enfin, le dévouement au travail.

Votre écrivain préféré ?
Andreï Makine. Sinon, j’aime tous les classiques tels qu’Anton Tchekhov et Ivan Tourgueniev.

Votre plat favori ?
Les huîtres et le steak saignant. Quand nous rentrons, mon mari et moi, de Russie ce sont les premiers plats que l’on mange.

2 commentaires:

  1. Une personnalite inspirante et un beau style d'ecriture. J'ai adore le commentaire sur la grenouille..c'est tres vrai, par contre, un steak saignant...Eurhk!!

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  2. Ah ah je ne peux pas dire tout ce que je pense, et c'est bien dommage !
    Car ce serait instructif.

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