Stéphane Straccialano : Persévérer dans la percée

Stéphane Straccialano
On est en 1955… le père de Stéphane a 16 ans. Il choisit comme des milliers de ses compatriotes italiens de prendre son bâton de pèlerin à la quête de l’Eldorado. Michele s’apprête alors à quitter Campobasso avec ses deux frères. Deux bateaux attendent les futurs émigrés. L’un part pour les Etats-Unis et l’autre pour l’Europe. C’est tout ce que l’on sait. Les trois aventuriers jettent leur dévolu sur l’une des deux embarcations, sans en connaître la destination. Ils apprennent pendant le trajet qu’ils installeront leurs quartiers dans le vieux continent et atterrissent ensuite à Valenciennes.
C’est là que Michele va travailler, fonder une famille et transmettre à ses enfants, et notamment à Stéphane, cette force de la persévérance devant laquelle les obstacles, même les plus écrasants, s’évaporent…

Michele travaille d’abord dans la mine tout en prenant des cours de français avant de se reconvertir dans le bâtiment, un secteur plus porteur. Il fait ses preuves et passe chef d’équipe. En 1993, l’expatrié italien est victime d’un accident de travail qui l’alite plusieurs mois à l’hôpital. Les pronostics des médecins sont assez pessimistes. On doute de sa capacité de remarcher après cette chute de six mètres. Michele s’accroche pour ses enfants et retrouve enfin l’usage de ses jambes.

Stéphane a 11 ans quand son père passe par cette dure épreuve et reste persuadé que « la force de caractère » qui l’habite aujourd’hui, il la tient de son géniteur.
Issu d’une famille sportive, Stéphane est un mordu du ballon rond…Il rêve de devenir footballeur professionnel.
Il intègre alors plusieurs clubs parallèlement à ses études et arrive même à obtenir un salaire. C’est ainsi qu’il joue en 2009 sous le maillot du Royal Racing Club de Péruwelz en Belgique. Quelques années auparavant, il décroche un premier contrat d’animateur socio-sportif. Et les contrats s’enchaînent avec des structures privées puis avec la mairie du Vieux Condé pour laquelle il travaille pendant 4 ans… Reste que Stéphane voit plus loin : « Je n’étais pas content de mes journées. J’avais besoin d’apprendre davantage. Même si je lisais des livres, cela ne suffisait pas  à m’instruire », explique t-il. C’est alors que le jeune animateur décide en 2008 de reprendre les  études. Il s’inscrit pour un DUT carrières  sociales à l'université Lille 3 sans pour autant perdre de vue son rêve d’enfance : gagner sa vie du football. Et tant pis si l’objectif parait inatteignable. Stéphane semble parfaitement d’accord avec Oscar Wild quand il dit: « Il faut toujours viser la lune car même en cas d'échec on atterrit au milieu des étoiles ! » Et d’expliquer : « je n’avais pas tord puisqu’en visant footballeur professionnel je deviens semi professionnel. Si j’avais visé semi professionnel, je serais encore plus bas ». D’ailleurs, pour tout le reste, Stéphane vise haut, se surpasse.
A l'issue de son DUT en 2009, il poursuit sa formation par une licence à l'Université de Lille2 qu’il décroche un an plus tard au lieu des deux années de cursus prévues initialement ! Et pour cause, Pôle emploi n’approuve pas son projet professionnel. Il faut donc mettre les bouchées doubles, faire des nuits blanches pour ne pas se retrouver sans salaire pendant 12 mois supplémentaires.
Le diplôme en poche, Stéphane enchaîne les entretiens d'embauche mais n'arrive pas à décrocher son poste préféré, celui de conseiller en insertion professionnelle.

La rencontre qui change tout...
La traversée de désert ne dure que quelques mois. Un jour, il est repéré par un club de foot qui lui propose un contrat de deux ans, un salaire et un logement de fonction. L’offre est alléchante mais Stéphane demande quand même un temps de réflexion car il s’agit de s’éloigner de son amie et partir en Allemagne. Il ne va pas le regretter car au même moment, il fait la connaissance d’un homme exceptionnel, un spécialiste du management, qui deviendra plus tard son mentor: Olivier Bérut. Celui-ci est sur le point de lancer son entreprise et le parcours de  Stéphane semble cadrer avec sa philosophie. Pour sa part, Stéphane est séduit par le projet novateur de cet entrepreneur et ses belles perspectives. Il n’hésite pas une seconde à mettre en veilleuse sa carrière footballistique et entamer une nouvelle expérience professionnelle.
Olivier Bérut le recrute en octobre dernier à la Guilde des Créateurs du Monde. Cette maison d’Edition sortira sous peu son premier livre qui prône une nouvelle façon de manager. Parallèlement, Stéphane est formé par son patron pour devenir consultant auprès de dirigeants d'entreprises dans le cadre de sa deuxième société Katalyz, un cabinet conseil en management.
Une belle opportunité pour ce jeune de 28 ans qui semble être pleinement conscient de sa « chance ». En effet, son travail consiste à se  former, accoucher de nouvelles idées pour un groupe qui affiche la couleur dès sa signature de marque « On peut parfaire le monde ».
C’est ainsi que Stéphane Straccialano passe le clair de son temps à dénicher des profils intéressants sur les réseaux sociaux et les présenter à Olivier Bérut. Des gens de tous bords prêts à partager leur vécu lors de séminaires que Katalyz organise en entreprise. Des témoignages qui peuvent servir de catalyseurs aux collaborateurs de celle-ci.

Et le sport dans tout cela ? : « Je continue à jouer du foot du côté de Templeuve en tant qu’amateur. Ça me permet de mieux relativiser et de me ressourcer.  Je gagne certes moins d’argent mais j’ai une carrière à côté», conclut Stéphane.



Le petit questionnaire

Quel est votre endroit préféré dans le Nord?
Le vieux  Lille. Je m’y sens bien

Votre plat favori?
Une pizza. Mais une vraie !

Le personnage nordiste qui vous a  le plus marqué?
Olivier Bérut. Il m’a fait grandir.

Un projet professionnel qui vous parle en ce moment ?
J’aimerais bien travailler sur le réseau social. Il faudrait toutefois aller au-delà de son modèle classique. Je m’explique : aujourd’hui, on trouve des gens affichant des centaines de contacts  sur leurs profils avec lesquels ils n’ont jamais échangé ne serait-ce qu’un seul mail. C’est du gâchis. Mon idée est de solidifier le réseau. Chaque membre doit relayer telle information ou tel contact à d’autres personnes s’il ne s’estime pas en mesure de fructifier la relation et la faire déboucher sur de réels échanges.

6 commentaires:

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