Sandra Sarraf, de la fraîcheur venue tout droit du pays du cèdre

Sandra Sarraf
A l’âge de 24 ans, Sandra, jeune libanaise, rejoint son mari en France. Diplômée en littérature arabe et enseignante, depuis 3 ans, dans un lycée de Beyrouth, elle doit faire preuve d’adaptation et prendre de nouvelles responsabilités. Son mari lui demande de l’aider à gérer son restaurant de spécialités libanaises. Il faut mettre vite le pied à l’étrier.

« Un jour, Sandra a failli faire péricliter le restaurant. Au lieu des 1100 euros que nous devions à un fournisseur, elle a marqué, comme montant en lettres, sur le chèque 100 000 ! Heureusement le chèque n’est pas parti », se souvient, avec le sourire, Najib, le propriétaire de Flandres Liban. Apprendre la langue de Molière était le premier défi à relever pour la jeune anglophone : « Mon installation en France s’est faite dans de bonnes conditions. Je n’avais à m’occuper ni du logement, ni du travail …
En plus j’avais de la famille ici et il y avait beaucoup de clients libanais qui mangeaient chez nous. Le seul hic c’était le français. Je me rappelle qu’au lycée franco-libanais où je travaillais avant, j’avais toujours besoin de quelqu’un à côté de moi dans les réunions pour jouer l’interprète ». 
En septembre 2001, le beau-père de Sandra, fondateur du restaurant, rentre définitivement au pays. Sandra doit alors prendre en charge la deuxième salle du restaurant, répondre au téléphone et gérer les commandes. Pas de temps à perdre, elle se jette dans l’eau et apprend le français en taillant la causette avec les clients.

La touche de l’épouse
Le plus que la jeune femme apporte au Flandre Liban, c’est d’abord la fraîcheur: « Je considère le restaurant comme chez moi et pas uniquement comme un lieu de travail. Chaque matin, je fais le tour ; je range ; je déplace un meuble ou change un tableau. Je  fais également les courses, goûte aux plats et donne mon avis. », explique Sandra. Et ce n’est pas son mari qui dira le contraire : « on a connu une période de flottement entre 1997 et 2001. Avec l’arrivée de Sandra, ça s’est arrangé. On dirait que le restaurant avait besoin de la présence d’une femme, de plus de convivialité » Et de rajouter que le point fort de son épouse est l’organisation : « J’apprécie chez elle son respect du timing et sa bonne répartition des tâches sur la semaine. Ça nous fait gagner en efficacité et de l’argent »
Enfin, Sandra insiste sur le respect du personnel, gage de sa performance et de la réputation de la boîte : « notre personnel nous accompagne depuis 15 ans. Ça en dit long sur la qualité de nos rapports », conclut la restauratrice. 


Le petit questionnaire 

Si vous étiez un plat, lequel seriez-vous ?
Mafrouké. C’est une pâtisserie libanaise faite de semoule, d’eau de rose et recouverte de crème et d’amandes frites. Au Liban, on l’a décore de pétales de fleur d’oranger.

Le personnage qui vous a le plus marquée ?
Mon beau-père que dieu ait son âme. C’était quelqu’un de charismatique et avait un grand cœur.

Votre livre préféré ?
La Bible.

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